Fasciathérapie

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Somato-psychopédagogie

Prolongement de la Fasciathérapie Méthode Danis Bois, la somato-psychopédagogie est une thérapie à médiation corporelle centrée sur les liens entre corps, mouvement, action et pensée. Située au carrefour de la thérapie et de la pédagogie, cette discipline a différents domaines d’application : santé, éducation, arts, sport, développement personnel notamment.

En associant approche manuelle, expression gestuelle, introspection et technique d’entretien, son terrain d’action est le soulagement de douleurs physiques et de souffrances psychiques, ainsi que l’accompagnement de la personne en transformation.

 

Approche manuelle : le toucher psycho-tonique

Le traitement cherche à ramener la vitalité là où elle a disparu. Pour cela, le toucher pratiqué anime des informations logées dans le corps en leur donnant la voie pour se faire entendre. Il peut en résulter pour le patient une détente en profondeur, parfois une prise de conscience. Dans tous les cas le patient se sent nettoyé de l’intérieur, renouvelé.

 

Approche gestuelle : thérapie par le mouvement et expression de soi

Lorsque la douleur corporelle s’accompagne de troubles posturaux, de problèmes de coordination ou tout simplement d’un manque de conscience de soi, l’approche manuelle s’accompagne d’un travail gestuel qui porte sur la perception du mouvement. En modifiant le rapport perceptif à ses gestes, la personne les réinvestit et découvre de nouvelles possibilités d’action et d’expression. C‘est une pédagogie perceptive qui fait appel aux instruments de la cognition comme l’attention, l’intention et la mémoire. Elle peut être proposée en séance individuelles ou en groupe.

AGENDA :

Sur rendez-vous

Praticien : 
Claude Hubert
 
Contact : 
0479/96.04.21
fascia.shiatsu.ch@gmail.com

Comment ça marche ?

 

La Somato-psychopédagogie est une thérapie manuelle qui sollicite les forces d’auto-régulation de l’organisme. La santé reprend ses droits et la personne accède à un nouvel équilibre.

La Somato-psychopédagogie est une thérapie manuelle qui agit sur tous les éléments du corps (os, articulations, ligaments, muscles, artères, cœur, poumons, intestins…) et en particulier sur les "fascias", fines membranes qui enveloppent et relient entre elles toutes ces structures comme une toile d’araignée. La continuité des fascias contribue à l’unité corporelle mais explique également qu’un problème situé dans une partie du corps puisse entraîner des souffrances secondaires à distance.

Les fascias ont plusieurs fonctions. Ils accompagnent tous les mouvements du corps et ils sont un lieu d’échange des nutritifs corporels (homéostasie). Ils sont également garant du bon flux nerveux et jouent un rôle dans le système neuroendocrinien ainsi qu’au niveau de l’immunité. Les fascias sont très sensibles à toutes formes d’agression physique, psychologique ou biologique. Lors d’un stress, le fascia se rétracte, se crispe. Cette réaction d’adaptation est en principe réversible mais il est fréquent que ces tensions s’installent et perturbent l’équilibre général de l’organisme. Par l’intermédiaire d’une véritable mémoire corporelle, les chocs physiques et psychologiques restent inscrits et stockés dans le corps à notre insu. Une fragilité s’installe et permet à des pathologies plus sérieuses de se développer.

Un cheminement en étapes :

Séance découverte

Séquence fascia superficialis

Séquence de base

Séquence axe cranio-sacré

Séquence structure

Séquence système digestif et respiratoire

Séance découverte : Ressentir le mouvement interne propre aux fascias

Cette séance permet de découvrir les fondamentaux de la méthode : la perception du mouvement interne des fascias, l’accompagnement verbal axé sur le ressenti dans l’instant, le type d’attention à développer et les premiers effets d’un accordage de cette attention avec la perception du mouvement interne des fascias.

Séquence systèmes digestif & respiratoire et système vasculaire (3 séances)

 

L’accent est mis sur les viscères, les poumons, le cœur et les artères.

Qu’il s’agisse de la plèvre pulmonaire ou du foie,  la perception du mouvement de leur fascia apporte un soulagement profond et un regain de vitalité.

Le parcours de cette séquence vise à :

  • Percevoir chacun de ses viscères en mouvement.

  • Détendre une tension latente au niveau du plexus solaire ou dans la poitrine.

  • Procurer une profonde détente par la vasodilatation de l’aorte abdominale

  • S’imbiber de la chaleur que procurent les reins

  • Relâcher les fibres entrelacées de l’estomac.

  • Libérer le diaphragme.

  • Dynamiser le transit intestinal

Séquence fascia superficialis  (3 séances): Hypoderme, peau

 

Cette séquence s’adresse au fascia que constitue la peau. Le fascia superficialis forme une membrane située sous la peau et enveloppe la totalité du corps.

La peau se découvre comme le siège de nos humeurs, irritations et espoirs du moment. Mais elle est surtout l’interface entre les mondes intérieur et extérieur. Habiter et libérer ce fascias nous rend plus adaptables, plus adroit pour se mettre au contact du monde de l’autre sans se perdre soi-même. Cet exercice libère l’expressivité tout en développant des repères pour se situer dans une relation juste avec l’autre, pour gérer son espace, et trouver la distance suffisamment ouverte et protectrice.

Le traitement se réalise en partie à l’huile pour permettre un précieux travail d’attention qui repose sur les principes de lenteur, durée et continuité.

Séquence de base (4 séances) : 

     S’accorder corps et esprit avec le mouvement interne des fascias

     Ouvrir l’accès aux messages émanant du corps

 

Ces 4 séances constituent le programme qui permet d’éveiller toutes les parties du corps au mouvement interne de leurs fascias. Au fur et à mesure de cet éveil, le corps gagne en confiance et s’ouvre à la possibilité de nouveaux comportements au quotidien. « Ce n’est pas un corps qui se détend, c’est ‘moi’ qui me détend dans mon corps. »

Cela se traduit avant tout par une meilleure acceptation de soi-même. Plus de calme, de sérénité face au stress, plus de vitalité sont d’autres bienfaits. Mais aussi une facilité dans la relation à autrui.

Enfin, pour certains, c’est l’abord d’un chemin intérieur qui s’ouvre à eux. Pour d’autres, c’est un précieux support complémentaire à une pratique personnelle dans une autre discipline.

Séquence structure (2 séances):  Périoste, os et articulations 

 

Des os, il y en a 206 qui constituent le squelette. Ils sont répartis dans la tête, le tronc et les membres. Chaque os est recouvert d’une membrane, appelée périoste, qui renforce sa solidité. C’est son fascia qui a lui aussi un mouvement interne qui lui est propre.

Cette séquence vise à renforcer la conscience des plus importants os qui constituent notre charpente. Réveiller la  mobilité de leurs fascias transforme la manière de se présenter au monde, de se donner et de  se protéger. Cela se mesure particulièrement  à l’enracinement qui en résulte.

Séquence axe cranio-sacré (3 séances) :  système nerveux 

 

L’axe crânio-sacré, c’est l’axe originel de l’être humain. C’est ce qui se déploie primordialement pendant la gestation et à la naissance. Autour de lui et par rapport à lui, tout s’est organisé…bien ou mal.

Cet axe est composé du crâne, de la colonne vertébrale et du bassin. L’ensemble est parcouru  par des membranes méningées  et des structures du système nerveux central.

Détendre, équilibrer et dynamiser les éléments de cet  axe développe le sentiment de globalité, c’est-à-dire d’être un corps unifié qui exploite au mieux les connexions entre ces éléments. Par ailleurs, accompagner consciemment le mouvement interne de cet axe, c’est une façon de se relier au mouvement de la grande vie qui nous porte tous. 

Quelques témoignages :

Et lorsqu’il n’y pas de mouvement dans un fascia... ?

C’était le cas chez Emeraude, Christian et Alexia...

Si la direction du mouvement interne d’un fascia se révèle fort riche en information, le cas où il n’y a pas de direction dominante, lorsqu’aucune direction ne s’impose, est également précieux.

 

C’est le cas d’Emeraude (danseuse, 29 ans). Les vertèbres dorsales révèlent une animation intense de laquelle aucune direction privilégiée ne parvient à se dégager. Emeraude est invitée à s’exprimer sur ce qu’elle ressent : « Je sens que ça veut aller partout à la fois. Ca me ressemble. C’est comme ça que je fonctionne, je veux tout faire en même temps et finalement je ne fais rien ». Dans ce cas, il fut efficace de ne pas chercher à déclencher un mouvement, mais bien à apprendre de ce non-mouvement.

C’est aussi le cas de Christian (Consultant, 38 ans) chez qui, à l’inverse d’Emeraude, ne se présente aucune animation. Invité à se prononcer sur son ressenti, il fait un lien avec l’inertie dans laquelle il se complait professionnellement : « Ma vie ronronne, je cherche le confort. En revanche je passe mon temps à dire aux autres ce qu’ils doivent faire ».

 

Enfin, Alexia (pianiste, 28 ans) dans un exercice assis de mobilisation avant-arrière du bloc médian, s’immobilise car surprise de ne pas pouvoir aligner la tête, la poitrine et le bassin dans une même verticalité. L’invitation lui est faite de contacter et d’écouter intérieurement cette immobilité. Soudainement, une puissante poussée de l’intérieur porte son bassin en avant suivi de la poitrine et de la tête. Alexia se rend compte, les larmes aux yeux : « mon bassin ne peut avancer que si ma poitrine le laisse passer ». Elle fera par la suite de précieuses relations avec ses stratégies de choix professionnels et amoureux. « C’est toujours mon sentiment, mon cœur, qui détermine mes choix. Mais tout passer au tamis du j’aime j’aime-pas m’enlève la spontanéité ».

 

Corinne ouvre son horizon, des nouveaux possibles s’offrent à elle.

L’histoire de Corinne (danseuse, 33ans) est exemplaire. Elle est dans une période de prises de décisions importantes et elle se demande s’il y a une relation entre le stress engendré et une sensation de blocage au niveau du diaphragme.

Une succession de sollicitations manuelles (diaphragme, foie, rate) me conduit à une prise des reins. Ceux-ci ne répondent pas, aucun mouvement ne se présente, comme s’ils étaient absents. Je choisis alors de me servir de cette ressource que représente le creux poplité. Deux pompages sensori-liquidien suffisent pour provoquer une contagion tonique dans l’ensemble de la jambe (le corps a compris, une bascule s’est produite). Retour aux reins, ceux-ci sont bien présents. Leurs contours sont clairs et une agréable chaleur s’en dégage. Le traitement se poursuit avec des libérations rapides du bassin et de la gorge.

Peu après, un mouvement de rotation au niveau du diaphragme s’impose avec puissance et je m’en sers pour débuter une gestuelle libre debout. J’en profite pour poser à Corinne une question : « qu’est ce que t’évoque ce mouvement ? « Corinne répond « l’horizon n’est pas forcément horizontal. L’horizon, c’est l’avenir. Grâce à cette nouvelle expérience, l’horizon prend toutes les directions. L’important, ce n’est pas de se projeter mais d’être, c’est-à-dire toutes les directions en même temps. Et je suis en train de goûter toutes les directions en même temps ». On reconnait là une prise de conscience. Une relance verbale est faite : « Qu’est ce que cela représente concrètement dans ta vie ? ». Corinne répond « C’est un enfermement, soit ça soit ça, alors que c’est l’un ou l’autre et toutes ses dérivées. C’est comme cela que je peux voir mon avenir, mon horizon ».

Dans cet exemple, Corinne s’est connectée à une intelligence capable de la renseigner sur sa préoccupation et qui lui était inaccessible auparavant. C’est certes le fruit d’une série de libérations tissulaires.

Quand un fascia tourne en rond...

L’exemple de Françoise (Commerçante, 50 ans).

Françoise se libère d’un vieux blocage...

Lors d’une prise reliant rate et foie, un mouvement ample en forme de huit se donne avec force et amplitude. Rapidement, bien que généreux, celui-ci devient répétitif et semble tourner dans le vide. Tout en sachant que ce mouvement correspond au diaphragme, je perçois que les viscères visés ne participent pas. Je pose un point d’appui qui leur est destiné. Un apaisement se produit à l’issue duquel s’impose un puissant mouvement des deux viscères vers l’avant (mouvement émergeant).

Françoise ressent simultanément une intense douleur dans l’abdomen, qui disparait rapidement pour être remplacée par un profond soulagement. Il apparait à ce moment à Françoise que l’inertie dont elle souffre et se plaint est liée à une peur de ne pas correspondre à l’attente de ses parents. « Quand j’étais petite, je recevais des coups si je me permettais de faire à ma tête. Maintenant adulte et libre de mes actes, lorsque je veux faire quelque chose qui me plaît, je ressens un doute qui me divise et me plombe ». Cette peur d’enfant s’est probablement logée sous la forme d’une immobilité des viscères et opère encore à l’âge adulte. L’orientation récurrente du mouvement indiquait que s’y logeait une information importante pour Francoise.

L’intensité du mouvement interne d’un fascia signe l’intensité de ma vie.

Un témoignage de Nathalie et Claude

L’intensité de l’animation présente dans le tissu est l’outil par excellence du fasciathérapeute qui en suit les modulations . Il est admis que ce tonus est avant tout révélateur de l’état de santé, de la vitalité du patient. Toutefois, s’il importe souvent de relancer la vitalité d’un foie, d’un rein, d’un os ou d’une artère…, du point de vue du fasciathérapeute, c’est surtout le ressenti par le patient des différences qui a un pouvoir éducatif.

 

Claude (Employée, 35 ans) à propos de son diaphragme s’exprime ainsi : « Ca se rassemble, ça se reconstruit, je me retrouve ». Elle rajoute en fin de séance « J’ai senti une force qui prenait sa place, ce n’est plus une petite noisette » et « Cela fait des mois que je ne trouvais plus la pêche comme ça ».

 

Nathalie (infirmière, 40 ans) se plaint de boulimie et de ses effets sur sa forme physique. Lors d’un exercice assis, elle s’exclame ainsi sur la variation d’intensité qu’elle ressent : « Je me sens de plus en plus investie dans mon côté droit, cela m’érige ». Elle ajoute ensuite « je me sens de plus en plus remplie par le mouvement, et il ne faut pas forcément que ça bouge, juste une présence. Cette présence efface les formes. Dans ce ressenti là, les soucis comme le surpoids n’ont aucune importance ».

 

Les témoignages de Claude et Nathalie montrent le lien de causes et effets entre le tonus au sens de vitalité et puissance du mouvement et le tonus psychique

Qui est votre praticien ?

Ma formation de base est scientifique : un doctorat en chimie après un diplôme d’ingénieur. Suite à mes études, j’ai exercé comme chercheur dans un laboratoire universitaire de chimie. Simultanément, je me suis formé au Tai Chi Chuan puis au Kinomichi. De 2003 à 2007, je me suis formé  en somato-psychopédagogie (fasciathérapie méthode Dani Bois) et en pulsologie. En 2007, j’ai ouvert mon cabinet et y exerce depuis comme somato-psychopédagogue.

J’exerce donc actuellement depuis cette époque deux activités, celle d’employé et celle de thérapeute. En tant qu’employé dans le monde de l’entreprise, mes défis consistent à accompagner les personnes dans le changement. En tant que thérapeute, j’ai développé progressivement mon savoir-faire et l’affine au jour le jour.  D’autres formations sont depuis lors venues enrichir ma pratique, celle de coaching ICF et de Shiatsu avec Maitre Kawada. Aujourd’hui, je pratique ce que j’ai appelé « Fascia-Shiatsu », une combinaison originale de Fasciathérapie, de Shiatsu et de coaching. Mes outils sont l’entretien verbal, le traitement manuel sur table ou sur futon, la gestuelle codifiée ou libre et l’intériorisation guidée.

 

Influences :

Concernant mon chemin intérieur, c’est certes la rencontre avec Arnaud Desjardins qui a été la plus importante. Elle fut le point de départ d’une recherche intérieure qui n’aura sans doute pas de fin, la recherche du « qui suis-je vraiment », du bonheur non-dépendant, du lien avec la source en amont de tout. Je me sens reconnaissant de l’aide que j’ai reçu d’Arnaud et de certains de ses disciples. Une autre rencontre fut également décisive, celle de Jacques Castermane, élève de Graf Durkheim. Un lien s’est petit à petit tissé entre nous et imprègne ma pratique. C’est sous son impulsion qu’en 2003 je débute ma formation  de somato-psychopédagogie (fasciathérapie). Ces rencontres ont été fondamentales dans ma vie et imprègnent tant ma pratique que ma vie personnelle au quotidien.

Claude Hubert

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